Le voyage des étudiants de l’école de journalisme de Sciences Po au Maroc

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Internet et journalisme citoyen au Maroc

janvier 21, 2008 · Pas de commentaire

Thibault et Olivier ont réalisé un reportage sur l’émergence d’un journalisme citoyen sur internet. Alors que
le nombre de marocains connecté augmente très rapidement et que de plus en plus
de jeunes se pressent dans les cafés internet, ils ont voulu découvrir le visage de cette nouvelle liberté d’expression des marocains. Ils se sont rendus dans les locaux de Selwane TV, une petite télévision sur internet de la ville de Salé, et à Casablanca, ils ont rencontré l’un des premiers bloggers,

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Sanaa El Aji

janvier 19, 2008 · Pas de commentaire

Sanaa El Aji est journaliste à Nichane, la version arabophone de l’hebdomadaire marocain Tel Quel, un hebdo politique fière de don indépendance viv-à-vis de la Monarchie. Elle nous donne son point de vue sur la place des femmes dans les rédactions marocaines.

Vous êtes une femme journaliste dans un Maroc qui se libéralise, est ce que cela se traduit par une féminisation des rédactions ?


Oui, sur ces vingt dernières années, parallèlement à l’évolution des droits de la femme grâce à la « Moudawana » (nouveau code la famille depuis 2004), les femmes ont fait leur entrée dans les rédactions. Ma génération en a connue plus que celle de ma mère, mais depuis longtemps il y a eu des journalistes qui ont su briller dans des rédactions très masculines. Nadia Sahla à l’Economiste, Samira Sitaïl à 2M, des noms qu’on entend beaucoup dans les sphères médiatiques.

Etes-vous une journaliste, au même titre que les hommes ?


Je n’écris pas mes articles avec mes organes génitaux. Je n’aime pas beaucoup le clivage homme-femme. On n’a pas à stigmatiser une journaliste parce que c’est une femme. Tout dépend de son ambition personnelle. Etre journaliste suppose des compétences qui ne sont pas déterminées par le sexe. Les difficultés que je peux rencontrer viennent de la conformité sociale très présente au Maroc. Je rencontre des femmes, qui ont tendance à s’auto-censurer et à écrire des sujets passe-partout, sans s’impliquer dans des reportages de fond. Au Maroc, une femme a beau réussir sa carrière, elle n’aura pas accompli l’essentiel tant qu’elle ne sera pas mariée et qu’elle n’aura pas fondé une famille. Et comme l’essentiel de la réussite se joue entre vingt et trente ans, elles peuvent quitter des emplois où elles évoluaient et qui les épanouissaient pour s’occuper de leurs enfants. Surtout qu’au Maroc, il y encore beaucoup de familles nombreuses. On est plus aux 7 enfants par femme de 1972 mais la moyenne reste toujours à 3.

Le fait d’être un homme ou une femme peut-il jouer dans l’accès aux responsabilités dans les rédactions ?


Dans des journaux comme Nichane ou Tel Quel, absolument pas. Il se trouve que je suis la seule femme à la rédaction de Nichane. Mais si on avait eu une femme compétente, elle aurait parfaitement pu accéder au poste de rédactrice en chef. Ahmed Benchemsi, le directeur du groupe Tel Quel et de la rédaction de Nichane est extraordinaire, il m’a beaucoup aidé et supporté dans ma carrière. C’est un excellent journaliste, un bon chef d’équipe et une personnalité remarquable, rien à voir avec son sexe, une femme pourrait en faire autant.

Rencontrez-vous plus de difficultés quand vous partez en reportage sur le terrain ?
Je couvre des reportages dans le rubrique Société, les complications restent les mêmes. Il faut être audacieuse et poser les bonnes questions. J’ai une collègue à Tel Quel qui a réussi un reportage très courageux en s’introduisant dans un bordel pour vivre avec des prostituées pendant trois jours sous une fausse identité. Même si c’est une femme dans une société arabe encore très attachée à la religion, elle a réussi ce défi. Si je dois partir en reportage dans un quartier très populaire, je me mettrais quand même un petit déguisement. Tout n’est pas encore permis.

Pensez vous être un porte-voix pour les femmes qui ont plus de mal à accéder à des postes importants ?


Ce serait prétentieux de dire que je suis un exemple. Je représente un élément d’une tendance plus profonde. Les professions à responsabilités se féminisent. Mais je suis contre la discrimination positive. Je n’aurais pas envie d’être ministre ou parlementaire, simplement parce que je suis une femme. Le Maroc a voulu accorder en 2001 des places aux femmes en décrétant un quotas de 10% au Parlement. Celles qui ont réussi à gagner sur des listes locales ont obtenu leur poste face à des hommes. Être une femme ne doit pas déterminer nos compétences.

Propos recueillis par Mélissa Bounoua

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Femmes journalistes au Maroc

janvier 17, 2008 · Un commentaire

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Ahmed Benchemsi, fils spirituel de Servan Schreiber

décembre 25, 2007 · Pas de commentaire

Un jeune homme mince et de petite taille s’agite dans la salle de rédaction des hebdomadaires marocains Tel Quel (francophone, 22 000 exemplaires) et Nichane (arabophone, 20 000 exemplaires), située à deux pas de l’Ancienne Médina, à Casablanca. Ahmed Benchemsi, énergique directeur de rédaction et de publication, l’œil rieur et la mine complice, arbore un air juvénile qui ne laisse rien paraître de ses trente-trois ans.

Pourtant, le journaliste n’a rien d’un débutant. La naissance de Tel Quel en 2001 a installé Ahmed Benchemsi parmi la génération montante des journalistes indépendants et entreprenants de l’ère Mohammed VI. Comme la plupart de ses confrères, il est arrivé au journalisme « par accident », à force de croiser les rédacteurs d’un magazine dans l’immeuble où il travaillait comme publicitaire. Et a su s’engager dans la voie qui s’ouvrait avec le décès d’Hassan II, en 1999, après quatre décennies de répression des libertés. « A cette époque, je réfléchissais à émigrer aux Etats-Unis, tant mes perspectives de carrière paraissaient bouchées. La mort d’Hassan II m’a fait l’effet d’un verrou qui saute. L’évidence était que je reste au Maroc ».

Etudiant, Ahmed Benchemsi avait déjà pris la tangente. A l’image de la ville qui l’a vu grandir, Casablanca, capitale économique du pays, Ahmed Benchemsi ne tient pas en place et part en France suivre une maîtrise d’économie à la Sorbonne. Quelques années plus tard, après un bref retour au pays pour affiner sa plume dans un magazine culturel, expérience qui ne le convainc qu’à moitié, il retourne à Paris s’inscrire en troisième cycle à Sciences Po. Ses études contribuent à affûter son sens critique et sa « passion » pour la politique. Désormais, c’est certain, en tant qu’observateur, c’est la chose publique qui l’anime.

Sa rencontre au milieu des années 1990 avec Jean-Louis Servan Schreiber sera à cet égard déterminante. Le célèbre patron de presse français souhaite diversifier son activité et s’investir dans un journal marocain à forte tonalité politique et économique. La Vie économique est le défi jeté par Servan Schreiber, qui veut faire de ce quotidien indépendant une référence dans le paysage médiatique marocain. En contribuant à lancer Ahmed Benchemsi, il lui transmet la rigueur dans le traitement journalistique mais également l’esprit d’innovation, le goût pour l’entreprise. « La Vie économique a été mon école de journalisme, et Servan Schreiber mon gourou, mon maître à penser. C’est un véritable visionnaire pour qui j’ai un respect infini » confesse Ahmed Benchemsi.

A la manière du fondateur de L’Expansion, Ahmed Benchemsi, n’a de cesse de vouloir révolutionner la presse marocaine, inventer de nouveaux formats. Après six mois de démarchages auprès d’investisseurs privés pour réunir le capital, auquel participe Jean-Louis Servan Schreiber, il lance Tel Quel, important au Maroc le concept du newsmagazine à l’occidentale. « Benchemsi est plus un patron de presse qu’un journaliste, et par ailleurs un très bon éditorialiste », dit de lui une ancienne rédactrice de Libération spécialiste du Maghreb qui a noué avec lui d’excellents rapports professionnels. Un « patron de choc », qui dirige de main de maître son équipe de rédaction, décide vite, prend des initiatives, n’a pas peur de trancher. « C’est lui le chef ! Quand vous voulez savoir quelque chose sur Tel Quel, c’est lui que vous voyez, et lui seul », raconte la journaliste qui eut l’idée d’un numéro spécial de Libération en collaboration avec l’hebdomadaire lors des élections législatives marocaines en septembre dernier.

Au sein de la rédaction, Ahmed Benchemsi suscite l’admiration. « C’est un grand professionnel, enthousiaste et passionné, qui assume ses choix », juge Sanaa El Aji, journaliste à Nichane, équivalent arabophone de Tel Quel créé en 2006 suite au succès de l’équipe francophone. Elle tient également à rappeler l’attitude de son directeur alors qu’elle était poursuivie par la justice après avoir signé un dossier sur les blagues prisées des Marocains se moquant de la monarchie et de l’islam. « En plus de gérer les aspects juridiques, Ahmed a été très présent sur le plan amical. C’est la personne qui m’a le plus soutenue. Il m’appelait chaque fois que je craquais. Je lui en serai toujours reconnaissante ».

Les procès, Ahmed Benchemsi connaît. Même si Mohammed VI a considérablement libéralisé le régime et étendu la liberté d’expression, certains sujets, à commencer par la monarchie, restent sensibles et sujets à poursuites. Plusieurs fois condamné, le journaliste continue cependant à contourner les codes, tester les limites. « Les lignes rouges sont aujourd’hui beaucoup plus floues que sous Hassan II. C’est une règle : les dictatures sont toujours plus claires que les régimes en transition ! Alors, il faut tenter et voir si ça passe ». C’est ainsi que Tel Quel a pu sans encombre enquêter sur le salaire du roi, alors que ce dernier n’a pas supporté qu’Ahmed Benchemsi emploie l’arabe dialectal pour s’adresser à lui dans un éditorial de Nichane publié l’été dernier. Poursuivi pour « manquement au respect dû à la personne du roi », Ahmed Benchemsi risque aujourd’hui jusqu’à cinq ans de prison. Son procès, sans cesse repoussé, ne semble pas l’affoler. « Cette affaire est une blague ! Ma dernière audience a duré trente secondes. Je ne crois pas être mis en prison, ce serait mauvais pour l’image du Maroc et de la monarchie ».

Pour autant, Ahmed Benchemsi refuse de se poser en opposant systématique au régime. « Ce n’est pas un militant. C’est un immense pragmatique, un vrai libéral qui avance dans l’espace qu’il a, jamais de façon frontale ni violente. En cela, il est emblématique du Maroc, pays de la modération », explique sa consoeur de Libération. C’est donc tout naturellement qu’Ahmed Benchemsi nourrit l’ambition de décrire chaque semaine « le Maroc tel qu’il est », leitmotiv de Tel Quel. « Je veux rendre compte de l’évolution rapide de mon pays, de ses contradictions, ce qui suppose de sortir du manichéisme. Je ne vis pas Tel Quel et Nichane comme des contre-pouvoirs mais comme des révélateurs de la société marocaine ». Sanaa El Aji confirme : « Il refuse tout populisme, prend beaucoup de recul et pèse toujours les pour et les contre ».

Star dans son journal, véritable boule de nerf, jeune patron à succès, Ahmed Benchemsi, a parfois le défaut d’être un peu trop sûr de lui. « Il a un côté « j’écoute pas beaucoup », souvent persuadé d’avoir raison. Bref, il se prend pour Ahmed Benchemsi ! », s’amuse la journaliste française. « La filiation spirituelle avec Servan Schreiber n’est certainement pas anodine… ».

Baptiste Etchegaray

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Interview de Ayyoub Ajmi, créateur du portail Selwane.com

décembre 16, 2007 · Pas de commentaire

Comment est né selwane.com et quel était votre but au moment de la création ?

J’ai créé selwane.com en Juin 2003. Il s’agit d’un portail sur la ville de Salé où j’essaie de raconter tout ce qui se passe dans la ville. J’ai monté ce projet parce qu’on manque d’informations sur la ville. On en parle que si il se passe des choses extraordinaires et que si il y a des problèmes. Mais le quotidien, les exploits des jeunes, la vie de tous les jours, on en parle rarement. Donc j’ai essayé de faire des couvertures d’évènements culturels (festivals), associatifs ou sportifs. Il y a eu beaucoup de visites sur le site. Il y a de plus en plus de demandes d’informations par des gens de Salé ou d’ailleurs. J’essaie de fournir de plus en plus d’informations, mais là je suis dépassé donc je commence à monter une équipe composée de jeunes de la ville. Nous travaillons en multimédia avec du texte, des photos et des vidéos. On a créé un site spécialisé pour la vidéo : selwane.tv. Nous ne sommes ni journalistes, ni une association, tout ce qu’on fait c’est refléter ce qui se passe sur notre ville.

Vous êtes sortis du champ socioculturelle à l’occasion de la campagne législative. En quoi votre traitement de la campagne a-t-il été particulier ?

Déjà sur selwane.tv nous ne travaillons qu’avec des vidéos exclusives. Pour les élections législatives marocaines nous avons essayé de donner la parole à tout le monde sans contraintes de temps. Nous avons contacté tous les partis politiques, les 36, mais 8 seulement nous ont répondus. Nous avons donné la parole à ceux qu’on n’entend pas trop à la télévision marocaine : les partis qui boycottaient les élections, des associations civiles travaillant sur la santé, les droits des femmes, la corruption, Amnesty International… Nous avons aussi laissé s’exprimer un groupe comme Al Adl Wa Al Ihssan qui est boycotté par les médias publiques . Nous avons enfin donné la parole aux jeunes car on dit à la télé que les jeunes ne participent pas et sont apolitiques mais nous, nous les avons laissés s’exprimer et s’expliquer.

Au vu de son succès, une chaîne comme selwane.tv semble indispensable au Maroc, comment l’expliquez vous ?

Il n’existe que deux chaînes d’information au Maroc et elles ne parlent pas de tout. En plus il s’agit de chaînes généralistes donc il n’y a qu’un quart d’heure d’informations toutes les deux heures. Nous, on essaie de faire de notre mieux et de parler de l’information qui se passe autour de nous. Nous sommes plus proches des gens et nous leur donnons la parole. Nous avons déjà été reçus par des gens chez eux en pyjama! Nous avons été accusé de tourner en caméra caché tellement les gens sont naturels sur nos vidéos! Parce que nous travaillons avec une petite caméra familiale, cela diminue le stress. Le message passe plus facilement qu’à la télé où les gens ont tendances à être formatés.

Quels sont vos soutiens et vos financements ?

Nous travaillons bénévolement, nous n’avons pas de soutien, pas de publicité. Tout est payé sur nos fonds propres. Notre objectif ce sont les visiteurs. Et on a de plus en plus de visiteurs qui sont contents et actifs. Certains nous proposent leur article ou des idées de reportage. D’autres nous critiquent et rectifient nos erreurs. Ce qui est important c’est que le nom selwane.com commence à être connu. Nous sommes passé d’un site culturel à un site d’information reconnu. Il y a beaucoup d’évènement que nous sommes les seuls à couvrir, nous avons donc beaucoup d’exclusivités. Clairement pendant la campagne certains journalistes s’inspiraient de nos reportages et les journaux reprenaient nos photos sans toujours nous demander l’autorisation. Mais cela ne nous dérange pas.

Avez vous déjà subi des pressions? Vous imposez vous des limites dans les sujets à traiter ?

Nous n’avons jamais subi de pression. Nous sommes plus libre dans le choix de nos sujets que les médias classiques. Nous décidons de notre propre ligne éditoriale et de nos propres lignes rouges à ne pas dépasser. Il ne faut pas offenser les gens, ne pas mentir. Nous n’avons pas besoin d’être un journaliste pour respecter cela. Cela faut partie de nous en tant qu’humain tout simplement. On dit des choses qui sont vraies, qui dérangent parfois mais nous n’avons jamais eu de retombées. C’est difficile de censurer internet. Nous sommes aussi libres de toute publicité et donc aucun annonceur ne peut nous faire de pression. Nous sommes libres.


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Sana Al Aji, journaliste chez Nichane, 10 mois après l’Affaire des blagues…

novembre 26, 2007 · Pas de commentaire


Ahmed Reda Benchemsi, Rédacteur en Chef des magazines Tel quel et Nichane devait comparaître, à nouveau, aujourd’hui pour « manquement de respect au Roi » après avoir publié un éditorial dans lequel il interpelle Mohammed VI, en derja et lui demande : “fine ghadi bina ya khouya” autrement dit « où nous emmènes tu mon frère ? ». Rencontré à Casablanca, il y a quelques jours, l’avocat d’Ahmed Reda Benchemsi, M. Chehbi, avait l’air assez confiant et prévoyait même un éventuel nouveau report du procès…. Plus de détails de l’affaire en fin de journée sûrement…
Ce n’est pas la première fois que Tel Quel et Nichane ont été confronté à des déboires judiciaires. A Casablanca, nous avons aussi rencontré Sanaa Al Aji, la journaliste de Nichane qui avait provoqué un tollé en publiant un dossier sur la pratique des blagues au Maroc. Pour avoir égrené le dossier de quelques blagues portant « atteinte aux valeurs sacrées », elle a écopé de trois ans de prison avec sursis. Surveillée de près lors de l’affaire Nichane, Sanaa, qui a reçu des menaces de mort, a dû supporter la protection d’un garde du corps pendant les deux premiers mois. Dix mois après, Sanaa n’a pas perdu l’audace et la vivacité d’esprit qui la caractérisent.

Près d’un an après avoir été condamnée pour avoir publié des blagues ne faisant pas vraiment rire le pouvoir marocain, Sanaa continue d’en raconter volontiers. Une de ses préférées met en scène Mohammed VI dans l’au delà. Le Monarque recherche son père et se dirige naturellement vers l’Enfer. Surprise point de Hassan II dans la géhenne. Hassan II est également introuvable au Paradis. Interloqué, Mohammed VI décide donc de remettre à Dieu la photo de son père afin qu’il lui indique où il se trouve. Réponse du Tout Puissant : « ah non…celui ci ce n’est pas moi qui l’ai crée !… ».

Amira

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